En ce début juin 2026, près de 60 % de la flotte Air France dispose du Wi-Fi Starlink, ce qui place la compagnie au deuxième rang mondial en nombre absolu d’appareils équipés, derrière United Airlines. Pour un réseau aussi hétérogène en types d’avions, c’est une performance opérationnelle que peu de compagnies peuvent mettre en avant. Le déploiement, lancé à l’été 2025, avance simultanément sur plusieurs types d’appareils : une complexité assumée qui explique en grande partie ce rythme.
Ce que vous trouverez à bord et ce que vous ne trouverez pas.
La couverture varie sensiblement selon l’appareil. Les Boeing 777-300ER sont les mieux lotis : 28 des 31 exemplaires de la flotte sont déjà équipés, soit 90 %. Détail stratégique : la totalité des cabines intégrant la nouvelle offre La Première disposent du service, un choix délibéré pour les routes les plus premium. Les Airbus A220 et les Embraer E190 de HOP atteignent 80 % de couverture, les A350 sont à 73 %. Les A320, en revanche, n’en sont qu’à 11 %, et plusieurs types (A321, Boeing 777-200ER, 787-9, Embraer E170) restent en attente. Certains appareils ne seront jamais concernés : les A318, A319 et A330-200 seront retirés de la flotte au printemps 2027 au plus tard, et ne recevront pas l’installation.
Les conditions d’accès.
Le service est gratuit pour tout membre Flying Blue, programme dont l’adhésion est elle-même sans frais, ce qui, pour un passager occasionnel, réduit la démarche à une simple inscription avant le vol. Plusieurs appareils peuvent être connectés simultanément par compte. Sur les avions non encore équipés, les formules payantes existantes restent disponibles ; les passagers de La Première et les membres Flying Blue Ultimate continuent de bénéficier du Wi-Fi offert pendant toute la période de transition.
Avant d’embarquer, il est toujours possible de vérifier si votre appareil est équipé via des outils de suivi communautaires disponibles en ligne, en renseignant l’immatriculation de l’appareil.
Un choix qui ne fait pas l’unanimité.
Ce déploiement record ne va pas sans débat. Le choix de Starlink, une technologie américaine appartenant à Elon Musk, plutôt qu’Eutelsat, l’opérateur satellitaire français partiellement détenu par l’État, continue d’alimenter une controverse sur la souveraineté numérique européenne. Benjamin Smith, directeur général d’Air France-KLM, a cependant répondu sans ambiguïté : Starlink offre des débits environ dix fois supérieurs à ceux de la solution concurrente. Un argument de compétitivité difficile à contester, même si la question reste ouverte, d’autant que la SNCF s’apprêterait à lancer un appel d’offres similaire pour équiper les TGV.
L’objectif d’une couverture complète de la flotte active d’ici fin 2026 reste donc bien d’actualité. Si vous volez en 777-300ER ou en A350 dans les prochaines semaines, les probabilités sont largement en votre faveur.
Et vous, le Wi-Fi à bord est-il désormais devenu un pré-requis ?
Julien.


