Il y a des années où les calendriers s’alignent sans qu’on les ait programmés. 2026 en est une pour Air France-KLM au Brésil tandis que IATA y tient la 82e édition de son AGM et le World Air Transport Summit : le groupe y célèbre quatre-vingts ans de présence ininterrompue, cinquante ans d’un vol qui a fait entrer Paris et Rio dans l’ère supersonique, et déploie au même moment l’offre la plus dense de son histoire sur ce marché. Trois anniversaires, une même destination, et un signal clair envoyé à un marché que le groupe ne traite plus en complément, mais en priorité.
Un attachement qui ne date pas d’hier.
KLM a ouvert la route Amsterdam-Rio en 1946, dans les premières années de l’aviation commerciale d’après-guerre. Air France, de son côté, dessert le Brésil depuis les années 1930 ; Rio fut d’ailleurs la toute première destination sud-américaine de la compagnie. Le marché brésilien n’est donc pas un développement récent dans la stratégie du groupe : il en fait partie depuis l’origine, à une époque où très peu de compagnies européennes regardaient vers l’Amérique du Sud.
Le Concorde, cinquante ans après.
Le 21 janvier 1976, le Concorde effectuait son premier vol commercial sur la liaison Paris-Rio, via Dakar. Un demi-siècle plus tard, la route existe toujours, sans le mur du son, mais avec une fréquence qu’aucune des deux compagnies n’avait jamais atteinte jusqu’ici. Peu de liaisons aériennes dans le monde peuvent revendiquer une telle continuité, traversant les époques de l’aviation supersonique à l’aviation de masse sans jamais disparaître des programmes.

2026, un record de capacité.
Cet été, Air France-KLM proposera jusqu’à 48 vols par semaine vers le Brésil, et jusqu’à 58 dès la saison hiver : un niveau jamais atteint dans l’histoire du groupe sur ce marché. Air France dessert Rio, São Paulo (avec son célèbre produit La Première), Salvador de Bahia et Fortaleza depuis Paris, ainsi que Fortaleza et Belém depuis Cayenne. KLM, quant à elle, relie Amsterdam à Rio et São Paulo. Cette densité de programme s’inscrit dans la continuité du long week-end que Rio vient de vivre comme capitale mondiale de l’aviation, où le Brésil s’est confirmé comme l’un des marchés les plus dynamiques de l’aviation internationale.
GOL, la porte d’entrée vers le pays.
Depuis 2014, Air France-KLM entretient un partenariat exclusif avec la compagnie brésilienne GOL, renouvelé pour dix ans en 2023 : un engagement qui en dit long sur la confiance accordée à ce partenariat. Concrètement, un client Air France ou KLM sur cinq arrivant au Brésil poursuit son voyage sur un vol GOL, vers l’une des 42 destinations domestiques couvertes par l’accord. Il est assez rare dans l’industrie de trouver des partenariats comme celui-ci qui offrent une telle profondeur de réseau, et c’est aujourd’hui l’un des piliers de la présence du groupe dans le pays.

Et le Corcovado en a profité.
Pour les 90 ans d’Air France en 2023, la compagnie avait habillé le Corcovado des couleurs françaises et organisé, au pied du Christ Rédempteur, un défilé de ses uniformes historiques. Une image forte, qui résume assez bien la relation entre le groupe et ce pays : au-delà des chiffres de capacité, une histoire qui se vit aussi en symboles.
Quatre-vingts ans après l’ouverture de la première route, cinquante ans après le Concorde, Air France-KLM écrit un nouveau chapitre de cette histoire avec le Brésil.
Et vous, avez-vous déjà volé sur cette route historique entre Paris et Rio, ou ce record de capacité est-il l’occasion de la découvrir cette année ?
Julien.



Déjà volé avec Air France vers GRU et…en La Première !