Tandis que l’Asie rouvre petit à petit ses portes, avec notamment la Thaïlande ou encore la Malaisie, que l’Australie accueillera de nouveaux les voyageurs internationaux vaccinés d’ici quelques semaines, Hong Kong semble demeurer irrévocablement fermée. Si les transits à l’aéroport international avait, un temps, été autorisés, permettant de redonner un peu de couleurs à Cathay Pacific, les nouvelles mesures en vigueur depuis début janvier 2022 viennent d’être, une fois encore, prolongées.

Crédit : Paul Yeung/Bloomberg

Le transit de nouveau interdit à Hong Kong en provenance de 150 pays.

On le sait depuis le mois de janvier 2020, Hong Kong a adopté une politique de tolérance zéro à l’égard du coronavirus. Si plusieurs pays du monde entier ont emboîté le pas à Hong Kong et ont également adopté une politique comparable, peu d’entre eux ont maintenu ce système sur la durée.

Bien entendu, le cloisonnement de Hong Kong a eu un impact considérable sur le paysage aérien local. Ainsi, en novembre 2021, Cathay Pacific a transporté seulement 70 047 passagers, soit une baisse de 97,3% par rapport à novembre 2019. Autant dire que les choses ont encore empiré en 2022 avec l’entrée en vigueur des nouvelles mesures.

En effet, le gouvernement vient d’interdire de nouveau aux passagers de transiter par l’aéroport international de Hong Kong s’ils proviennent de destinations classées du « groupe A » (pays désignés à haut risque). Cela inclut, en toute logique, une majorité de destinations long-courriers du réseau Cathay Pacific.

Cette nouvelle politique était initialement censée s’appliquer du 16 janvier au 15 février 2022. Elle vient d’être prolongée jusqu’au 15 mars 2022. Par ailleurs, cette dernière pourrait être prolongée une nouvelle fois en fonction de la situation épidémiologique et de la conservation des règles locales qui visent à maintenir le coronavirus hors de Hong Kong autant que possible.

Les passagers des vols en provenance de Chine continentale et de Taïwan peuvent continuer de prendre des correspondances pour des vols dans le monde entier, tandis que les passagers qui commencent leur voyage à partir d’autres destinations ne peuvent pas transiter par Hong Kong pendant cette période, à quelques exceptions près.

Enfin, ces nouvelles restrictions s’ajoutent bien entendu à l’interdiction totale par Hong Kong des vols commerciaux en provenance de pays où la circulation du coronavirus est très active. Actuellement, le gouvernement a mis en place une interdiction pour les vols commerciaux en provenance de nombreux pays du monde, à l’instar des États-Unis ou encore du Royaume-Uni.

Conclusion.

Le secteur aérien a été durement touché par la pandémie de coronavirus, mais les mesures prises par Hong Kong portent à Cathay Pacific un coup qui pourrait lui être fatal. En effet, combien de temps la compagnie aérienne pourra t-elle encore tenir en l’état ?

Pour mémoire, cette dernière n’est pas autorisée à transporter des passagers en transit depuis la plupart des pays du monde entier et il lui est interdit d’exploiter des vols vers les pays où la circulation du virus est encore très active – sans oublier la réduction de son programme de vol pour ses activités cargo.

L’approche de Hong Kong en matière de coronavirus doit impérativement changer pour que la compagnie aérienne puisse survivre, c’est une certitude.

Néanmoins, aujourd’hui, il demeure difficile d’entrevoir un proche retour à la normale pour la région administrative spéciale …

Tyler.

 

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