Première partie – Une flotte 2.0 au coeur des ambitions d’Air Tahiti Nui
Deuxième partie – Rencontre avec les artisans de la montée en gamme d’Air Tahiti Nui
Troisième partie – À bord du Tahitian Dreamliner en Business
Quatrième partie – La Premium Economy d’Air Tahiti Nui : un nouveau produit pour une nouvelle clientèle
Cinquième partie – Tahiti Nui Helicopters : la famille Air Tahiti Nui s’agrandit !

La Premium Economy d’Air Tahiti Nui : un nouveau produit pour une nouvelle clientèle.

Avec ses Boeing 787-9, Air Tahiti Nui a opéré une véritable révolution et une montée en gamme incontestable de son offre globale.

Mais l’arrivée du Dreamliner au sein de la flotte tahitienne a également été l’occasion pour la compagnie aérienne d’introduire un tout nouveau produit intermédiaire à bord. En effet, Air Tahiti Nui a, pour la première fois, conçu et présenté une classe Premium Economy, appelée Moana Premium, conjointement à l’intégration de cet avion de dernière génération.

« Nous sommes partis d’un constat. Généralement, le voyage en Polynésie française, c’est une fois dans la vie. Les clients sont donc prêts (et ont envie) à voyager dans de meilleurs conditions. Nous le sentions déjà au travers d’études que nous faisions par le passé. Même si notre produit Business continue de performer très correctement, il y avait de la place pour une classe intermédiaire. » – Jean-Marc Hastings, Directeur d’Air Tahiti Nui pour la France et l’Europe.

Air Tahiti Nui, en imaginant son nouveau produit Premium Economy, a fait le choix de lui donner davantage les traits d’une classe Economy (du moins sur le soft product) que ceux d’une Business afin de ne pas cannibaliser les ventes de sa classe Affaires.

 « Il a donc été décidé que nous positionnerions cette nouvelle classe de voyage comme une Eco Plus et non comme une Business « moins » ; le but étant d’éviter à tout prix le down selling (même si c’est inévitable sur des destinations comme Auckland). »- Jean-Marc Hastings, Directeur d’Air Tahiti Nui pour la France et l’Europe.

Avec ses Dreamliner, Air Tahiti Nui commercialise désormais 32 sièges en Premium Economy. Pour mémoire, l’avion compte 294 places au total, réparties en trois classes de voyage.

La cabine.

Située après les portes 2 de l’appareil, la paroi extérieure du galley qui précède la cabine Premium Economy est habillée aux couleurs de Tahiti.

La cabine a fière allure. Les tons retenus par la compagnie aérienne sont en harmonie avec l’idée que l’on se fait des îles tahitiennes. Ainsi, le bleu azur domine dans cet espace de vie.

Les 32 sièges sont répartis sur :

  • 5 rangées sur les côtés
  • 4 rangées au centre de l’appareil

avec une configuration en 2 – 3 – 2.

L’utilisation d’un siège coque n’est pas apparue, pour Air Tahiti Nui, comme indispensable à la création d’un environnement haut de gamme. Une sage décision qui maximise le confort des voyageurs. 

Ainsi, c’est le siège Z535 de Safran Seats qui a été sélectionné par la compagnie aérienne : un excellent choix que l’on retrouve également chez Singapore Airlines ou encore Vietnam Airlines.

Il a la particularité d’offrir aux passagers une inclinaison confortable …

… et un repose-pieds de belle facture.

À noter que l’inclinaison du siège ainsi que le déploiement du repose-pieds sont mécaniques. Le contrôle  se fait au niveau de l’accoudoir latéral.

Le pitch est agréable …

… bien que meilleur au premier rang de la cabine Premium Economy.

Si le siège est en tissu, Air Tahiti Nui différencie l’appui-tête en utilisant le cuir.

Sur le dossier du siège, faisant face aux voyageurs, on retrouve deux pochettes : une première pour la littérature de bord et une seconde pour les effets personnels, pratique pour y ranger téléphone, passeport et carte d’embarquement par exemple.

Tous les sièges disposent d’un port USB, d’une prise audio et d’une prise internationale. Les deux premiers sont judicieusement placés entre les deux sièges, au niveau de l’accoudoir central, tandis que la dernière est située au niveau des jambes.

Un vrai plus : la taille de l’IFE. En effet, Air Tahiti Nui a décidé d’équiper sa cabine d’écrans de 33 centimètres de diagonale !

C’est le système de divertissement Panasonic eX3 qui a été retenu.

La télécommande, très simple mais fonctionnelle, est située sous l’accoudoir central. Elle permet également de contrôler l’espace individuel du passager (lumière, appel PNC, …).

Une fois armée, la cabine est pleine de couleurs. En effet, Air Tahiti Nui dispose, dès l’embarquement, les accessoires de confort sur l’assise du siège : coussin (rose fluo, vert fluo, …), couverture et kit.

Le coussin est cependant de qualité très moyenne …

… tandis que le kit de confort est sommaire et la pochette difficilement réutilisable. C’est dommage.

Ainsi, celui-ci se compose d’un masque occultant, d’une paire de chaussettes, d’une paire de bouchons d’oreilles, d’une brosse à dent et de son dentifrice à utilisation unique, d’une serviette rafraichissante et enfin … d’oreillettes.

En effet, la compagnie tahitienne ne propose pas de casque en Premium Economy et offre les même écouteurs jetables à ses clients que ceux proposés aux passagers en cabine Economy.

On regrette bien entendu ce choix, d’autant plus que le système de divertissement en lui-même est très correct malgré une absence de films en quantité.

Prestations.

Autre point marquant : Air Tahiti Nui a fait le choix de ne pas distribuer de menu en cabine Premium Economy. L’annonce du choix disponible est effectué par les hôtesses.

En l’absence de véritable champagne dans cette classe de voyage, je débute mon déjeuner (dans le sens Los AngelesParis) par un gin tonic.

Le gin présent à bord est un acceptable Beefeater. Là encore, la compagnie aérienne gagnerait à proposer un gin de meilleure qualité à l’instar d’un Bombay Sapphire, très populaire. La boisson est accompagnée d’un sachet de 10 grammes de Scrocchi (biscuits salés). C’est chiche.

L’ensemble de la prestation est proposée sur un plateau unique.

Attention cependant, la présence d’un véritable champagne sur la photo n’est pas contractuelle 😉 ! Le verre m’a été offert par l’hôtesse voyant ma déception à la vue du vin mousseux.

Le plateau une fois les couvercles retirés. On note la présence d’un oshibori sous blister disposé sur le plateau : une bonne initiative.

Entrée et dessert.

Salade de haricots rouges, maïs et crevettes pour l’entrée, et cheesecake pour le dessert.

Plat chaud.

Poulet, petits légumes et semoule.

La quantité est limitée mais le plat est assurément très bon.

Fromage.

Un morceau de cheddar dans un sachet plastique, accompagné de crackers et de beurre.

Les couverts sont en plastique, comme tout le reste, exception cependant du verre en verre.

Tout est très bon, c’est certain.

Néanmoins, la présentation « tout plastique » n’est pas très premium. Sur ce point, Air Tahiti Nui satisfait ses propres attentes : proposer une Economy Plus plutôt qu’une Business Moins.

Avant l’atterrissage à Paris, un petit-déjeuner est proposé.

On retrouve le même plateau.

On note toutefois la présence d’un plat chaud …

Il s’agit ici de crêpes à la vanille, meilleures au goût qu’en présentation.

Accompagné d’un morceau de pain, de beurre, de confiture, de fruits et d’un yaourt.

On retrouve également les verres en verre pour les boissons fraiches (des boissons chaudes sont également disponibles).

Ici, un verre d’eau et de jus d’orange. 

Conclusion partielle.

Le classe Premium Economy est un tout nouveau produit pour Air Tahiti Nui. Il ne faut pas oublier que celui-ci a été introduit il y a seulement quelques mois. Il est ainsi normal que la compagnie aérienne cherche ses marques avant de proposer à ses clients un produit qui corresponde parfaitement à leurs attentes.

Néanmoins, elle satisfait déjà globalement les exigences de confort.

Le siège est de très belle facture, avec une inclinaison agréable (sans pour autant empiéter sur l’espace vital du voisin de derrière), et un repose-pieds idéal. Elle gagnerait cependant à améliorer ses accessoires de confort en remplaçant notamment le coussin et la couverture et en upgradant le contenu de son kit.

Sur le soft product, le constat est plus mitigé.

Tout a été très bon, il n’y a rien à redire sur la qualité.

Mais à trop vouloir rapprocher la prestation de celle de la cabine Economy, on en vient à s’interroger sur la nécessité de cette dépense supplémentaire (par rapport à la classe Economy). Certes, il y a le siège, mais d’autres éléments doivent suivre. On pourrait envisager la présence de couverts en métal et d’une serviette en tissu pour compléter les verres en verre, une entrée ou un dessert différencié, mais également l’introduction d’un véritable champagne.

Tant de pistes qu’Air Tahiti Nui observe actuellement !

 À suivre > Tahiti Nui Helicopters : la famille Air Tahiti Nui s’agrandit !

 

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