Toute l’industrie du tourisme souffre des conséquences de la crise du coronavirus. En cause notamment : la baisse notable de la demande intrinsèque à laquelle se sont ajoutées les différentes mesures gouvernementales visant à limiter dans un premier temps puis interdire ensuite les déplacements des populations. Si l’on parle quotidiennement du secteur du transport aérien, ce n’est pas le seul à essuyer de lourdes pertes. En effet, l’hôtellerie est actuellement en très grande difficulté, confrontée à l’annulation et à l’arrêt des réservations mais aussi à la fermeture des établissements. En France, le taux d’occupation vient d’atteindre un seuil critique.

Crédit : The Peninsula

Un taux d’occupation inquiétant.

Il suffit d’observer rapidement les différentes plateformes qui proposent habituellement des chambres à prix négociés : tous les établissements ferment les uns après les autres (n’indiquant, par la même occasion, aucune disponibilité sur (le) site (aux) dates de voyage) .

Ces fermetures concernent aussi bien les chaînes hôtelières que les hôtels indépendants, du petit budget aux propriétés upscale.

Hier, STR, la société internationale spécialisée dans l’analyse de données, très présente dans le secteur du tourisme, à communiqué un taux d’occupation inquiétant de l’hôtellerie française.

Ainsi, ce dernier aurait chuté à 3,3% en date du 17 mars 2020.

« LONDRES – Alors que la situation du COVID-19 s’est aggravée en France, l’occupation quotidienne des hôtels du pays a chuté à 3,3% le 17 mars, selon les données préliminaires de STR et d’In Extenso TCH.

L’occupation quotidienne dans le pays atteignait 65,3% le 26 février et était positionnée au-dessus de 30% jusqu’au 12 mars. Cependant, une forte tendance à la baisse a commencé avec l’augmentation du nombre de cas confirmés de COVID-19 et lorsque le gouvernement a mis en œuvre des mesures pour lutter contre sa propagation. Les données les plus récentes de STR pour le 17 mars ont montré que seulement trois chambres sur 100 en moyenne étaient occupées dans le pays.

Au niveau du marché, Paris a atteint un pic d’occupation journalière de 84% le 17 janvier, lors du démarrage de la Fashion Week (Haute Couture). L’occupation quotidienne du marché est restée supérieure à 50% au 3 mars, cependant, un mouvement à la baisse a commencé le 1er mars et l’occupation absolue a chuté de 97,2% d’une année sur l’autre à 1,8% le 17 mars dans le contexte de la fermeture des frontières de l’Union européenne à la plupart des pays non Citoyens de l’UE. »

Les chiffres sont sans appel.

En comparaison, l’industrie hôtelière française indiquait un taux d’occupation à :

  • 84% au 17 janvier 2020 (pour Paris)
  • 65,3% au 26 février 2020
  • 30% jusqu’en date du 12 mars 2020

Ainsi, depuis le début de cette année, le taux d’occupation tricolore aurait chuté de près de 96% !

Conclusion.

L’industrie hôtelière va mal. Cette dernière a estimé qu’elle aura besoin de 250 milliards de dollars pour sortir de cette crise sans trop de casse.

Lorsque l’on observe l’évolution de l’hôtellerie en Chine, on constate qu’au pic de l’épidémie, seuls 25% des hôtels demeuraient ouverts avec un taux d’occupation extrêmement bas. Aujourd’hui, cette dernière repart progressivement à la hausse.

Les chiffres américains, qui seront prochainement publiés, devraient également être bas compte tenu du blocage partiel (pour le moment) du territoire américain.

Quoi qu’il en soit, nombreux sont les hôtels qui resteront fermés pendant cette crise sanitaire mondiale …

Tyler.

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