Les compagnies aériennes sont toutes, sans exception, économiquement sous pression en raison notamment des conséquences de la crise du coronavirus. Ainsi, dans l’impossibilité de voler, ces dernières se sont trouvées dans l’incapacité de faire rentrer de l’argent frais dans les caisses. Nous avons récemment pu observer la mise en place de nombreuses aides gouvernementales afin de venir en aide au secteur de l’aérien. Ces aides prennent différentes formes : du simple prêt bancaire garanti par les États à la nationalisation pure et simple du transporteur en passant par l’allègement des charges.

IAG reçoit un premier prêt garanti.

Né de la fusion entre British Airways et Iberia en avril 2010, IAG regroupe aujourd’hui, outre les deux compagnies aériennes anglaise et espagnole, Vueling, Aer Lingus et LEVEL. La holding espagnole a annoncé vendredi par voie de communiqué qu’elle était parvenue à la signature d’un accord avec les banques espagnoles afin de se voir consentir un prêt garanti à hauteur de 70% par l’Espagne.

La somme prêtée à IAG s’élève à plus de 1 milliard d’euros.

Les prêteurs et le cautionneur ont cependant imposé au groupe de répartir la somme entre Iberia et Vueling uniquement. Ainsi, Iberia recevra une enveloppe de 750 millions d’euros tandis que Vueling se verra accorder une aide de 260 millions d’euros.

Il est en effet tout à fait logique que l’Espagne ne garantisse pas, avec l’argent du contribuable, un prêt qui viendrait aider British Airways, indépendamment de l’appartenance de la compagnie anglaise à la holding espagnole.

Par ailleurs, le prêt alloué à IAG ne doit pas non plus permettre au groupe d’acquérir Air Europa dont l’achat est toujours à l’étude par la Commission Européenne à Bruxelles.

IAG, sauf décision unilatérale de sa part, n’aura pas à débuter le remboursement de ce prêt avant le 30 avril 2023. Ce laps de temps permettra au groupe de se repositionner économiquement après la crise du coronavirus et d’engranger les timides bénéfices d’une reprise de l’activité aérienne prévue, pour l’heure, lente.

Conclusion.

Cette semaine, Alex Cruz, à la tête de British Airways, rappelait dans une lettre ouverte adressée à ses salariés que sa compagnie aérienne ne serait, pour l’instant, pas épaulée par la Grande-Bretagne. De son côté, l’Espagne vient en aide à Iberia et Vueling, les deux compagnies espagnoles du groupe IAG dont British Airways fait pourtant partie.

Ce prêt garanti par l’État permettra aux deux compagnies aériennes de souffler pendant les trois ans que doit durer le différé de remboursement et de traverser avec plus de sérénité la crise du coronavirus.

Tyler.

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