Brussels Airlines, la compagnie aérienne belge du Lufthansa Group, a été lourdement touchée par la crise provoquée par le coronavirus. Cette dernière, à l’instar de ses consoeurs européennes, a été contrainte d’immobiliser sa flotte et de cesser temporairement ses opérations. Consciente de la lente reprise du secteur du transport aérien, Brussels Airlines prend dès aujourd’hui des mesures indispensables à sa survie et fermera prochainement des lignes, réduira la taille de sa flotte et, en conséquence, licenciera une partie de son personnel.

La Brussels Airlines de demain.

Le 21 mars 2020, Brussels Airlines prenait la lourde décision de cesser temporairement l’exploitation de son réseau. La compagnie aérienne belge affirme perdre jusqu’à un million d’euros par jour en raison notamment de la perte de revenus qu’elle subit et du maintien de ses charges fixes telles que les frais de location et d’entretien de ses avions.

Mais Brussels Airlines n’est pas la seule. En effet, la crise du coronavirus exerce une pression sans précédent sur les compagnies aériennes du monde entier, avec un impact global sur les recettes qui devrait dépasser 240 milliards d’euros.

Le constat est simple. Désormais, la demande en transport aérien est très faible. Les analystes  estiment que celle-ci devrait être, en 2021, inférieure de 25% à celle d’avant la pandémie de coronavirus. Pour Brussels Airlines, le secteur du transport aérien ne peut compter sur un retour de la demande (équivalente à celle de 2019) qu’en 2023, au plus tôt.

Ce sont ces constats qui ont poussé la compagnie aérienne à, d’une part, solliciter une aide du gouvernement belge et de sa maison-mère, le Lufthansa Group, et, d’autre part, mettre en place un plan de pérennité de Brussels Airlines.

« Nous avons commencé l’année 2020 avec des résultats positifs en termes de nombre de passagers et de revenus. Pour cet été, nous avions prévu une large offre de destinations de loisirs après avoir compensé une partie de l’offre perdue à cause de la faillite de Thomas Cook Belgique. Mais la pandémie frappe sévèrement Brussels Airlines. Nous n’avons pas eu d’autre choix que de suspendre temporairement nos vols depuis le 21 mars et d’introduire le chômage technique pour l’ensemble de la compagnie. Cette crise sans précédent a aggravé notre situation financière, nous obligeant à prendre des mesures importantes et indispensables. La restructuration est nécessaire de toute urgence afin de survivre à la crise actuelle et de devenir structurellement compétitif pour l’avenir. » – Dieter Vranckx, Président-directeur général de Brussels Airlines.

La direction de Brussels Airlines présente aujourd’hui son plan de redressement aux syndicats d’employés. Les mesures que la compagnie aérienne belge entend mettre en oeuvre lui permettront de sortir de la crise économique, provoquée par le coronavirus, qu’elle traverse. Les mesures envisagées par Brussels Airlines permettront, selon cette dernière, d’améliorer sa rentabilité structurelle indispensable à une reprise efficace de la croissance.

Les principales mesures du plan de redressement sont les suivantes :

  • La révision du réseau en se concentrant sur les besoins du marché et en optimisant la rentabilité des lignes
  • L’adaptation de la flotte en fonction de l’optimisation du réseau : de 54 à 38 avions (soit une diminution de 30% de la taille de sa flotte)
  • La réduction des coûts de personnel en diminuant le nombre d’emplois de 25%. En collaboration avec les partenaires sociaux, Brussels Airlines souhaite que le nombre de licenciements forcés soit réduit au maximum (en proposant certainement des plans de départ volontaire et en limitant le renouvellement des départs en retraite, en maximisant le nombre de contrats saisonniers, …)
  • La réduction des frais généraux, des coûts opérationnels et l’augmentation de l’efficacité opérationnelle, entre autres par l’amélioration de la productivité et la poursuite de la standardisation de la flotte
  • La simplification du système de rémunération des employés, afin de rester un employeur attractif tout en contrôlant l’évolution future des coûts

Brussels Airlines mise sur la coopération indispensable de ses employés.

« La force de notre entreprise, ce sont nos employés et nous faisons tout ce que nous pouvons pour protéger notre personnel au maximum. La manière dont nous traitons l’impact social est pour nous aussi importante que l’objectif final lui-même. Il incombe à la direction de s’assurer que notre entreprise peut survivre à la crise. Mais soyons clairs, l’intention n’est pas seulement de survivre, mais de construire une entreprise saine avec une rentabilité structurelle et des perspectives de croissance à long terme. Nous croyons fermement en notre plan et, par conséquent, en l’avenir de Brussels Airlines. » – Dieter Vranckx, Président-directeur général de Brussels Airlines.

Conclusion.

Brussels Airlines est une belle compagnie. Mais, comme pour toute compagnie aérienne en cette période compliquée, les temps sont difficiles. Ainsi, il n’est pas incohérent que la compagnie belge cherche sa survie avant tout.

Les mesures qu’elle entend prendre ont pour but d’assurer son avenir (par l’amélioration de sa marge EBIT notamment) sans rogner sur son ADN qui fait d’elle un acteur fondamental de l’emploi belge.

Tyler.

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