Air France - La Première - Paris (CDG) / Beyrouth (BEY) - Boeing 777-300ER
92%Note finale
Accueil aéroport et prise en charge du passager100%
Salon88%
Design de la cabine92%
État et propreté de la cabine85%
Full flat et full access100%
Accessoires de confort92%
Bedding100%
Offre de restauration 70%
Vins et champagnes85%
Offre de divertissement95%
Wifi100%

Difficile de résister lorsque l’on est face à un produit que l’on a récompensé sur The Travelers Club. L’offre La Première d’Air France est sans doute ce que la compagnie aérienne tricolore a de meilleur à proposer aujourd’hui : un salon d’une très grande qualité à Charles de Gaulle, une cabine de belle facture sur les Boeing 777-300ER de la flotte : un service global d’un très bon niveau. Beyrouth est la destination la plus proche de Paris sur le réseau Air France La Première. Si le vol est court (sensiblement 4 heures), il permet néanmoins de profiter d’un moment haut de gamme et de (re)découvrir l’offre.

 

 

Air France
AF566 – Boeing 777-300ER
Paris (CDG) / Beyrouth (BEY)
Cabine La Première – Siège 1L
Mercredi 24 juillet 2019

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Après un rapide passage au salon La Première de Paris – Charles de Gaulle (afin de notamment profiter de la carte signée par Alain Ducasse, le Maître des cuisines de ce lieu) …

… il est temps de rejoindre l’appareil en berline BMW serie 7. Notre Boeing 777-300ER immatriculé F-GSQG est positionné au S4 de la plateforme aéroportuaire en ce matin de juillet 2019.

Malgré une arrivée par le bas, il est nécessaire de remonter jusqu’au jetbdrige. Paris Aéroport a prévu un ascenseur à (quasiment) toutes les portes du S4, ce qui facilite incontestablement la montée avec valises. Par ailleurs, l’embarquement officiel ayant été fait au salon, on accède directement à la porte de la passerelle réservée aux passagers de Première classe.

La nouvelle cabine La Première est configurée en 1 – 2 – 1 et permet à 4 passagers de prendre place à bord. Elle est déployée sur un seul rang.

Pour ma part, je m’installe au siège 1L. Je suis par ailleurs le seul passager à bord en First aujourd’hui.

Air France a personnalisé le siège Oasis de Rockwell Collins (anciennement B/E Aerospace) pour sa Première classe. Esthétiquement, c’est une franche réussite. Malgré un déploiement encore récent, on constate néanmoins les premiers effets du temps. Rien de bien méchant cependant sur cet appareil.

Dès l’embarquement, un kit de confort ainsi qu’une bouteille d’eau Evian, un verre, et une boîte de chocolat La Maison du Chocolat (on note que les excellents Michel Cluizel et Valrhona ont été remplacés par Air France) sont disposés sur la console latérale.

Le protocole prévoit la proposition immédiate d’un verre d’accueil (à la convenance du passager) : je débute par une coupe de champagne, qui est apportée sur un plateau avec un assortiment de noix et raisins secs dans une coupelle en porcelaine.

Le renouvellement des kits de confort est prévu semestriellement par la compagnie aérienne.

Le partenariat avec la maison Carita est toujours d’actualité et le contenu n’a pas été modifié : crèmes, baume, peigne en bois, masque occultant et bouchons d’oreille ainsi qu’un stylo.

On note également la présence d’un kit dentaire Signal à discrétion dans les commodités ainsi que différents produits Carita de la gamme Ideal Hydratation (et, épisodiquement, Clarins à l’instar de la Business).

Les clients La Première reçoivent un pyjama. La présentation est élégante. Celui-ci est plié dans une pochette  réutilisable en feutrine.

Une bande en satin orne les manches sur les nouveaux modèles de pyjamas (puisqu’ils sont également amenés à se renouveler).

Panneau de contrôle des fonctionnalités principales du siège …

… et des hublots.

Un coffre de rangement est situé sous la console latérale.

Celui-ci renferme le panneau de contrôle des fonctionnalités avancées du siège, des lumières, la télécommande Panasonic de l’IFE, une prise internationale, une prise USB ainsi que le casque anti-bruit. Ce dernier est suffisamment profond pour permettre au passager d’y disposer ses effets personnels.

La lampe individuelle est superbe !

Sous la console, un espace a été prévu pour la littérature de bord. On y retrouve les magazines de la compagnie aérienne ainsi que les consignes de sécurité.

Par ailleurs, Air France a installé un espace dédié aux différents magazines et à la presse traditionnelle consultables à bord.

Un ottoman fait face au siège. Il permet, par exemple, à un second passager de venir s’installer pour se restaurer à deux en face-à-face. Une ceinture de sécurité a été positionné à cette occasion. Sous cet ottoman, on retrouve un coffre dans lequel sont rangés un plaid rouge La Première et une paire de chaussons.

Nous quittons notre point de stationnement avec un léger retard. Les démonstrations de sécurité sont exceptionnellement présentées par l’équipage commercial en raison d’un dysfonctionnement temporaire du système de divertissement.

La cabine est préparée pour le décollage.

Puisque les trois autres sièges sont disponibles sur ce vol, l’hôtesse La Première suggère de préparer le lit au siège 1A afin que je puisse me reposer pendant le vol.

Cette cabine est, à mon sens, l’une des plus confortables sur le marché du transport en Première classe. Le lit, une fois déplié est long et large. Agrémenté des accessoires de beding Sofitel My Bed, le confort est maximisé. Une fois tirés, les rideaux offrent une intimité totale aux clients.

La crevette ailée a fière allure !

Le menu du vol est distribué.

Le vol est matinal. Il s’agit d’une prestation de type brunch. Ce n’est jamais bon signe.

On constate l’absence impardonnable des marqueurs de la Première classe, comme le caviar par exemple. Indépendamment de l’heure, même matinale, le choix devrait pouvoir revenir aux passagers. En revanche, deux choix d’entrées et trois choix de plats chauds sont disponibles.

La carte des vins et champagne est de très belle facture. On regrette néanmoins l’absence d’un rosé (c’est l’été), à la fois en vin et en champagne, en sus de l’offre initiale. Le Krug est, en revanche, une valeur sure.

La table est dressée. La vaisselle est toujours aussi élégante.

Corbeille de pains et viennoiseries.

Première entrée.

Déclinaison de melons à l’effeuillé de Parme. 

Cette entrée est très fraîche avec un intérêt toutefois très limité.

Seconde entrée.

Langoustine.


Excellent !

Plat.

Oeufs brouillés, sauce crémée à la ciboulette.

La présentation est incontestablement peu appétissante, la quantité paraît énorme. Néanmoins, il s’agit sans doute des meilleurs oeufs brouillés qu’il m’ait été donné de manger en avion. Impossible à finir cependant, tant la quantité d’oeufs rend le plat écoeurant.

Fromages.

L’assiette de fromages est d’ores et déjà composée. Le choix ne se fait donc pas au plateau.

Desserts.

Entremets mangue passion, carré coulant chocolat, financier aux framboises.

Le trio de desserts n’a pas sa place en cabine La Première, même sur un vol relativement court.

J’accompagne le dessert d’un espresso.

Je profite du temps qu’il me reste pour m’installer confortablement dans le lit et retenir un film du système de divertissement, isolé dans la suite 1A.

L’écran est de belle taille.

Le protocole de service ne prévoit pas de seconde prestation sur ce vol de 4 heures. Néanmoins, mon hôtesse dressera la table avec le plat restant à la carte pendant la descente.

Pain perdu aux myrtilles, sauce pâtissière au mascarpone, coulis  de myrtilles.

Prestation improvisée très correcte.

Nous approchons Beyrouth après une rapide descente durant laquelle je profite de cette seconde prestation.

Jusqu’à  l’atterrissage  avec un peu de retard également.

Conformément au protocole La Première, un agent au sol prend ensuite en charge le passager jusqu’à sa sortie de l’aéroport.

Conclusion.

Air France La Première : le meilleur de ce que la compagnie aérienne a à offrir.

Le salon de Première classe est toujours agréable à Charles de Gaulle, le personnel au sol est très prévenant.

À bord, les suites sont une franche réussite. J’avais par ailleurs le plaisir d’être sur un appareil où le temps a à peine débuté ses ravages – sur le hard product dont l’entretien demeure complexe ou inadapté.

La grosse déception demeure cette prestation de type brunch qui n’a pas du tout sa place en Première classe.

Il suffit de voir ce que certaines compagnies aériennes asiatiques par exemple sont en mesure d’offrir sur des vols encore plus court pour s’interroger sur les éventuelles coupes budgétaires d’Air France quant à son offre de restauration La Première.

Comme au sol, l’hôtesse à bord a fait preuve d’un incomparable professionnalisme, d’une agréable gentillesse et d’une grande écoute et compréhension.

Comme quoi, les imperfections du produit parviennent encore à être atténuées par le savoir-être des équipages commerciaux ! 😉

Tyler.

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