Mi-avril, nous nous interrogions sur l’avenir d’Etihad Airways compte tenu des nombreuses difficultés qu’elle rencontre. Il faut dire en effet que la compagnie aérienne a été contrainte et forcée de clouer au sol des appareils jugés superflus. Par ailleurs, nous avons évoqué à plusieurs reprises ces derniers mois les déboires de la compagnie d’Abu Dhabi avec ses participations, notamment chez AlitaliaAir Berlin ou encore Darwin (menant à la quasi-évaporation d’Etihad Partners). De plus, Etihad a été contrainte et forcée de resserrer les cordons de la bourse allant par exemple jusqu’à récupérer quelques précieux sous sur les franchises bagage ou encore en retirant des avantages et aménagements destinés aux clients dans ses salons.

Nouvelle étape : l’annulation de commandes ?

Actuellement, Etihad Airways disposerait de 170 avions environ en commande. Selon Reuters, la compagnie aérienne d’Abu Dhabi chercherait à s’affranchir, au moins en partie, de ces appareils commandés en 2013, à une période où tout allait bien pour elle et où ses projets d’expansion étaient au beau fixe.

On retrouve notamment :

  • 88 appareils commandés chez Airbus
  • 78 appareils commandés chez Boeing

Du côté de l’avionneur européen, Etihad attend, par exemple, 62 Airbus A350 (-900 et -1000). Cette commande mixte lui assure le titre de troisième plus gros clients d’Airbus sur ce type appareil, derrière sa rivale Qatar Airways et Singapore Airlines.

Crédit : The Travelers Club

Du côté américain, ce sont 52 Dreamliner qui sont en attente dans les carnets de commande de Boeing.

Annulation ou tout simplement report ou révision à la baisse : Etihad Airways semble acculée.

En effet, les comptes de la compagnie aérienne affichent un perte abyssale de près de deux milliards de dollars, liée à ses investissement désastreux chez Alitalia ou encore Air Berlin. 

Etihad Airways avait été gourmande !

Effectivement, ces appareils commandés étaient destinés d’une part au développement de son réseau en propre (avec pour objectif de concurrencer sa consoeur Emirates et de rivaliser avec Qatar Airways) et d’autre part d’assurer la croissance des compagnies dans lesquelles elle avait investi.

Désormais, les participations d’Etihad se limitent à Jet Airways, Air Seychelles, Air Serbia et Virgin Australia.

Conclusion.

Avec un réseau dont elle tend à réduire le périmètre, le retrait d’appareils de sa flotte et l’annulation (ou le report) de certaines commandes en cours chez Airbus et Boeing, Etihad Airways est un corps malade.

Aujourd’hui, la compagnie aérienne d’Abu Dhabi cherche par tous les moyens à se tirer du bourbier dans lequel elle est depuis l’an dernier.

C’est également un coup dur pour les deux constructeurs qui perdent en partie de bien jolies commandes.

Espérons pour elle que ces « ajustements » audacieux lui permettent de se redresser un jour.

Tyler.

(Crédit photo de couvertureRoland MaguniaThe National)

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